Le Champion Nageur n’est pas un homme parfait…et il est bien pire que le Champion Entrepreneur !

En observant la performance de Florent Manaudou aux Championnats du monde de natation à Kazan la semaine dernière, j’ai eu une brève réflexion sur les parallèles entre le sport et l’entrepreneuriat…

Dans le tableau connu sous le nom de « L’homme de vitruve » (ci-dessous), Léonard de Vinci représente les proportions masculines idéales : un sein de la même taille que l’envergure et un torse de la même longueur que les jambages.

Or, dans la discipline de la natation, que j’ai pratiquée en compétition pendant de nombreuses années, la morphologie idéale est d’avoir de longs bras et une grosse poitrine, ce qui se traduit par une ligne de flottaison haute. A cela, il faudra ajouter des articulations souples (pour permettre de grandes amplitudes de balancement) et une faible densité (rôle de l’ossature pour ne pas s’effondrer !). Il est clair qu’il existe des caractéristiques distinctes.

Sport et entrepreneuriat

En comparant Michel Phelps, le plus grand narrateur de tous les temps et l’athlète olympique le plus décoré avec une taille de 1m93, sur une échelle de un à dix, on peut dire que Phelps est le meilleur narrateur de tous les temps et l’athlète olympique le plus décoré avec 22 médailles, dont 18 d’or.

Seulement 88cm (au lieu des 96cm idéaux) pour le buste, par rapport aux 96cm idéaux.

Une envergure disproportionnée de 2m01 (idéalement 1m93)

Ainsi, Michael Phelps possède une morphologie unique, qui le rend idéal pour les performances de natation tout en s’écartant considérablement des proportions idéales.

Une morphologie disproportionnée, avec de larges épaules et une grosse poitrine, peut favoriser les capacités natatoires d’une femme, même si elle est de petite taille. C’est le cas par exemple de Roxanna Maracineanu, qui ne mesure que 1m65 dans les années 1990.

Si le narrateur parfait n’est pas un homme parfait selon les critères de « l’homme de Vitruve », je crois qu’il en est de même pour les plus grands entrepreneurs !

Il ne s’agit pas ici de certaines formes, mais plutôt de qualité, de caractéristiques psychologiques et d’une vision du monde vraiment unique. Comme un grand narrateur, un grand entrepreneur doit posséder un ensemble de caractéristiques distinctes…

À lire aussi : J.O., Natation : De Mark Spitz à Michael Phelps 

En l’absence de toute hiérarchie, je vais énumérer quelques caractéristiques de la « morphologie psychologique idéale » d’un entrepreneur : action ou guérilla avec une volonté farouche de construire, de vaincre et d’aller plus loin, de grandes oreilles pour écouter, une grande capacité de travail, une forte compulsion avec soi-même et les autres qui pourrait conduire au despotisme, une capacité à se concentrer incroyablement et à oublier ce qui se trouve de l’autre côté, et des prédispositions à penser « outside the box » et à remettre en question l’ordre des choses (aussi souvent que possible).

Nous sommes parfois si loin de l’homme paisible, gentil, équilibré, avec qui il est toujours agréable d’être en compagnie et avec qui la vie est un fleuve tranquille…

Le grand entrepreneur est un conquérant, totalement investi dans son but, complètement concentré sur son objectif, voulant toujours plus, plaçant la barre toujours plus haut (Steve Jobs disait que le but de tout entrepreneur était de « laisser une marque sur l’univers »), extrêmement attentif aux détails… Cela peut conduire une personne à devenir folle et despotique, intolérante au repos et au manque d’ambition !

Ni Steve Jobs ni Jeff Bezos, deux entrepreneurs d’exception, ne sont considérés comme des personnes avec lesquelles il est/était facile de vivre et de travailler en raison de leur extrême exigence et de leurs accès de rage. Avec eux, leurs collaborateurs sont toujours sur le pain.

C’est toujours « day one » pour Jeff Bezos, et il continuera à le dire pour toujours…

Travailler chez Amazon serait une expérience unique : une méritocratie extrême dans laquelle on attend de chacun qu’il aille au-delà de sa description de poste. Mais il y a de fortes chances qu’ils se défendent (lire cet article du New York Times ici).

Et en leur temps, les Vanderbilt, Rockefeller, Henry Ford et Jean-Paul Getty étaient aussi des tyrans… qui ont bâti des empires incroyables ! Sa vie familiale a été un gigantesque échec, particulièrement compliquée et instable ; il a eu cinq mariages et a divorcé cinq fois ; il a eu cinq enfants qui se détestaient profondément, mais seuls trois d’entre eux ont été émancipés !