Rencontre avec un cofondateur et président d’une start-up

Avec l’humilité et la franchise qui le caractérisent, Olivier a décrit le parcours remarquable de son entreprise et ses nombreux pivots, du portail en 2000 à la place de marché jusqu’au modèle de commerce électronique, où la société dispose aujourd’hui de la plus grande sélection de produits au monde pour son secteur, avec plus de 140 000 références.

Le pilier de la réussite de sa start-up

L’existence de mon site a été le plus souvent ininterrompue par un fleuve tranquille, mais l’acquisition par Oxylane (Decathlon) en 2010 lui a donné des ailes. Les conseils donnés par Olivier lors de la promotion étaient vraiment détaillés, même si on pense qu’il faut un peu de mémoire et d’expérience pour en apprécier toute la portée :

En tant que startup, vous avez la responsabilité de faire des erreurs : très vrai, et pourtant si difficile à saisir. Une start-up est un voyage dans l’inconnu. Qu’il s’agisse d’un nouveau produit, d’un nouveau modèle ou d’une nouvelle façon de commercialiser, il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre. Il n’existe qu’une seule méthode pour réussir, et c’est d’essayer et de tester autant de choses que possible ; d’échouer ; d’apprendre de ses erreurs ; de recommander ; de modifier ; de recommencer encore et encore ; et ainsi de suite. C’est aussi de là que vient le corollaire de bon sens d’Olivier « ceux qui ne trébuchent jamais, sont louches » ! Le principe « tester et apprendre » doit imprégner tous les aspects du fonctionnement d’une startup.

Les autres caractères nécessaires

Mais l’humilité, l’écoute et l’analyse claire sont également nécessaires pour apprendre de ses erreurs. Il ne suffit pas de faire des erreurs pour le plaisir de faire des erreurs, il faut faire des erreurs pour apprendre d’elles. Il n’y a pas d’autre façon de le dire : si nous n’apprenons pas de nos erreurs, nous continuerons à être un « serial loser » qui « ne perd jamais son enthousiasme » (Churchill).

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En outre, Olivier estime que si faire des erreurs est acceptable et même nécessaire (car ne pas essayer suffisamment est un signe d’échec), il est tout aussi important de veiller à ce que les erreurs ne soient pas fatales et qu’elles puissent être identifiées et corrigées le plus rapidement possible.

Cela nous amène au principe fondamental sur lequel nous sommes tous d’accord : « Il est nécessaire de se doter des outils nécessaires pour être flexible ». Olivier a toutefois noté que sa start-up avait permis de planter et de redémarrer très rapidement afin qu’elle puisse continuer à « tester, échouer et apprendre » en permanence. Enfin, « l’agilité est un combat permanent, c’est essentiel, et on y passe beaucoup de temps. »